Les moyens de secours pendant la première guerre mondiale

Oscar Davies

The History of the Ninth Australian Field Ambulance March 1916-1919

Picture of the walking wounded sign of the 9th Field Ambulance, Hamel, in The History of the Ninth Australian Field Ambulance, published 1919, page 48. University of Melbourne Archives, Roland McCure collection, 1979.0133

Cet exposé va explorer le rôle des groupes australiens de secours lors de la première guerre mondiale, en se concentrant en particulier sur la compagnie nommée le ‘Ninth Field Ambulance’ et sur la structure des services de secours des armées alliées.

Le groupe ‘Ninth Field Ambulance’ se trouvait au sein de la neuvième brigade de la troisième division de l’armée australienne lors de la première guerre mondiale, plus précisément c’était la compagnie des ambulanciers de campagne. Elle était composée principalement d’hommes de Nouvelle Galles du Sud et c’était une unité qui fournissait un appui à l’infanterie. Cette unité transportait les soldats blessés de première ligne jusqu’aux postes médicaux. L’unité est entrée sur les champs de bataille en juin 1917 et a continué de soutenir les soldats lors des batailles importantes jusqu’à la fin de la guerre. Les officiers d’ambulance de campagne avaient pour mission principale l’évacuation des blessés des champs de bataille. Ils prouvaient leur sang-froid et leur courage face au feu incessant de l’ennemi. Cela était certainement le cas des hommes du groupe ‘Ninth Australian Ambulance’ pendant la Grande Guerre.

Les compagnies ambulancières de campagne faisaient partie d’une chaîne de groupes qui fournissait un appui au front de bataille. La chaîne se composait de trois groupes: le RAP, les unités d’ambulance de campagne et une équipe médicale. Chaque partie avait son propre rôle à jouer lors d’une mission de sauvetage.

Les porteurs de civière du RAP (Regimental Aid Post) fouillaient les champs de bataille pour récupérer les soldats blessés. D’habitude, deux personnes se partageaient le port d’une civière. Dans certains cas, cependant, ils préféraient entrer sur les champs seuls sans civière et portaient les soldats blessés en utilisant leur propre force : de cette manière, ils pouvaient venir en aide à plus de soldats. Mais bien sûr, c’était une tâche beaucoup plus difficile. Cette attitude d’abnégation et de service à autrui caractérisait les actions de ces hommes courageux qui s’étaient mobilisées pour porter secours aux blessés. Les membres du RAP avaient une connaissance élémentaire du sauvetage et devaient effectuer la tâche déchirante de décider qui pouvait être sauvé et qui, à cause de blessures trop graves et peu de chances de survie, devait être abandonné.

Ceux qu’ils sauvaient étaient remis aux unités ambulancières. Ces unités devaient avancer pour récupérer les soldats blessés et les porter jusqu’aux ambulances. Un ambulancier de campagne devait être courageux parce que ces trajets le mettaient en danger. Souvent les soldats à l’arrière de l’ambulance, les soldats blessés, étaient plus heureux que les hommes qui les conduisaient parce que leurs blessures leur donnaient un moyen d’échapper aux horreurs de la première ligne tandis que les conducteurs devaient y retourner. Quand l’ambulance était pleine, le conducteur transportait les soldats blessés vers un poste médical pour qu’ils soient traités.

Souvent, pour qu’un blessé soit sauvé, il était nécessaire qu’il reçoive des soins médicaux le

plus tôt possible, mais les conditions de guerre, la boue, les débris et les nids de poule dus aux explosions, rendaient cette tâche difficile . Les porteurs de civière devaient continuellement faire face à des circonstances difficiles et horribles pour continuer de donner un peu d’espoir aux soldats blessés.

Parfois les groupes de secours ne pouvaient pas subvenir au grand nombre de blessés, ils avaient leurs limites et il n’y avait pas assez d’ambulances. En de telles circonstances les membres de la compagnie ambulancière de campagne réquisitionnaient tous les moyens de transport (voitures, chevaux etc.) qui se trouvaient dans les environs, tandis que les gens du RAP obligeaient les soldats ennemis capturés à aider à porter les victimes (souvent les soldats ennemis étaient heureux de pouvoir aider parce qu’ils préféraient se trouver derrière les lignes ennemies plutôt que dans la ligne de tir).

Quand une ambulance arrivait au poste médical pour déposer son chargement de soldats blessés, une ambulance vide était expédiée immédiatement pour la remplacer. Grâce à ce procédé, les premières lignes ne restaient pas longtemps sans voiture de secours. Tandis que ces ambulances s’occupaient de leurs tâches, les ambulanciers qui venaient d’arriver au poste médical y demeuraient en attendant la prochaine ambulance. Mais il n’y avait que rarement l’occasion de se reposer. Entre les longs et dangereux voyages vers les premières lignes, quand les troupes avaient besoin d’un repos bien mérité, ils effectuaient beaucoup d’autres tâches comme l’entretien des équipements et des logements pour les blessés. De plus, les emplacements des postes médicaux étaient connus de l’ennemi, donc la peur du danger ne quittait jamais l’esprit de ces hommes. Le poste d’ambulancier de campagne n’était pas du tout un travail facile.

Pendant la première guerre mondiale, les hommes courageux de ces groupes de sauvetage étaient constamment mis à l’épreuve. Ils devaient travailler très dur et étaient exposés aux dangers et aux horreurs de la guerre, mais ils étaient toujours prêts à faire tout leur possible pour venir en aide à leurs camarades.

Bibliographie

McCure, R (1979), The History of the Ninth Australian Field Ambulance. Roland McCure Collection, 1979.0133, University of Melbourne Archives.

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