Le manuel des blessures et des maladies de guerre

Ashleigh Hodge and Mary O’Dowd

Manual of Injuries and Diseases of War

“Manual of Injuries and Diseases of War”, published by HM Stationery Office, London. University of Melbourne Archives, Alfred Plumley Derham collection 1979.0096 item 2/4/10 unit 2

Le «Manuel des blessures et des maladies de Guerre» a été publié en 1918 à Londres par Le Bureau de la papeterie de Sa Majesté, à la suite de «l’exposé sur le traitement des blessures de guerre» qui avait été écrit en 1915. Selon la préface, l’idée de ce livre était de partager les savoirs de l’époque et il a été écrit à partir de l’expérience du service médical de l’armée en France après plus de 3 ans de guerre. Le manuel fait le point sur les travaux médicaux et chirurgicaux de l’époque de sorte que tous les Officiers du Corps connaissent les méthodes et les procédures de traitement à suivre.

Une chose importante que le livre aborde sont les procédures de traitement à suivre. A la suite de nombreux combats, des centaines et des milliers de soldats avaient été blessés sur la ligne de front et leur survie dépendait de l’efficacité des procédés médicaux en place. Comme vous pouvez le voir dans la table des matières, la première section du manuel donne un aperçu de ces procédés. En général, la procédure était la suivante:

Manual of Injuries and Diseases of War

Contents page “Manual of Injuries and Diseases of War”, published by HM Stationery Office, London. University of Melbourne Archives, Alfred Plumley Derham collection, 1979.0096 item 2/4/10 unit 2

Ramener les blessés du champ de bataille pouvait prendre des heures, voire des jours, et les soldats qui étaient le moins grièvement blessés étaient retirés en premier. Ce voyage n’était pas facile parce que dans les tranchées le mouvement des soldats blessés n’était pas une priorité (le mouvement des munitions était la priorité). Les blessés étaient transférés à un poste de secours régimentaire puis à un poste de secours avancé. Là, les médecins militaires fournissaient des soins de base (et pratiquaient les amputations d’urgence). Chaque soldat blessé était enregistré avec des informations sur son état et les médecins devaient établir des priorités. Ils traitaient ceux qui en bénéficieraient le plus. Si les soldats avaient besoin d’un traitement supplémentaire, ils devaient être transférés loin du front vers un poste d’évacuation sanitaire qui avait la plupart des aménagements des hôpitaux normaux, où les procédures complexes étaient réalisées. Seulement ceux qui étaient gravement blessés  étaient concernés. (The Science Museum, 2004).

Ce manuel a été utilisé pour partager le traitement le plus efficace des blessures de guerre de l’époque afin que les soldats blessés aient une plus grande chance de survie. C’était important parce que pendant la 1ère guerre mondiale, les progrès technologiques de l’artillerie ont causé des blessures et des conditions nouvelles (par exemple l’exposition aux gaz toxiques ou l’emploi d’armes plus avancées). Pour cette raison, il y a eu plusieurs avancées dans la médecine pendant la 1ère guerre mondiale, telles que:

  • des postes d’évacuation sanitaire ont commencé à utiliser la transfusion sanguine en 1917.
  • la qualité des membres artificiels s’est améliorée en 1918 et des contrats du gouvernement d’après-guerre ont assuré la poursuite des recherches sur les membres artificiels.
  • le chirurgien Harold Gillies a proposé la construction d’un hôpital spécialisé pour la reconstruction faciale en raison de certaines blessures causées par des explosions et des éclats d’obus qui défiguraient le visage. Cet hôpital a été ouvert en 1917.

Les traitements mentionnés ci-dessus sont encore utilisés ; par conséquent, la technologie médicale développée au cours de la Première guerre mondiale influence encore la médecine aujourd’hui (The Science Museum, 2004).

Bibliographie:   

Australian War Memorial, Enlistment Statistics, General Health

Grey, J, 1993. Derham, Alfred Plumley (1891-1962), Australian Dictionary of Biography, vol. 13, Australian  National University.

Paul E. Stephansky, 12 Février 2011, Medicine, Health and History, The Irony of War

The Science Museum, 2004, Making the Modern World, Peter Symonds College, Winchester: Medicine at War and Processing the wounded on the Western Front

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